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Langage à la maternelle

Publié le mardi 23 mai 2006.


1- Les enjeux :

L’école maternelle a fait du langage oral l’axe majeur de ses activités.

En effet, au moment de leur première rentrée, les tout – petits ne savent souvent construire que de très petites suites de mots et ne disposent encore que d’un lexique très limité. Lorsqu’ils quittent l’école maternelle, ils sont prêts à apprendre à lire.

Ce parcours doit à l’aide incessante des adultes ou des enfants plus âgés qui entourent « l’apprenti parleur. »

La maîtrise de la langue orale conditionne toute la réussite scolaire et constitue le fondement de l’insertion sociale et de la liberté de la réflexion.

Cette maîtrise de la langue orale est un préalable pour la compréhension du monde, un préalable pour la compréhension des textes au CP.

L a pédagogie du langage :

 - vise à accompagner l’enfant dans ses premiers dans ses apprentissages.

 - Vise à l’aider à franchir le complexe passage d’un usage du langage de situation à un langage d’évocation des évènements passés futur ou imaginaires.

- le langage d’évocation va lui permettre de se donner les moyens nécessaires à une bonne entrée dans l’écrit.

Les travaux actuels de chercheurs soulignent le rôle facilitateur de certaines compétences langagières (compréhension, lexique, compétences linguistiques…) dans la construction de la langue écrite.

Travailler le langage d’évocation à l’école maternelle c’est agir de manière préventive sur les acquisitions dans le domaine de l’écrit.

2- Rappel des textes 2002. Réflexions et pistes pédagogiques

Rappel des compétences concernant le langage d’accompagnement de l’action (langage en situation).

Rappel des compétences concernant le langage d’évocation.

Comprendre les consignes ordinaires de la classe.

Rappeler en se faisant comprendre un évènement qui a été vécu collectivement (sortie, activité scolaire, incident …)

Dire ce que l’on fait ou ce que fait un camarade (dans une activité, un atelier…)

-Identifier les personnages d’une histoire ;

-les caractériser physiquement et moralement

-les dessiner

Prêter sa voix à une marionnette

Raconter un conte déjà connu en s’appuyant sur la succession des illustrations.

 

Inventer une courte histoire dans laquelle ;

où il y aura au moins un évènement et une clôture.

 

Dire ou chanter chaque année au moins une dizaine de comptines ou de jeux de doigts et au moins une dizaine de poésies

3-Spécificité du langage d’évocation :

Le langage d’évocation renvoie à une expérience passée, à venir, ou imaginaire. Il fait référence à un évènement que l’enfant n’est pas en train de vivre.

Le tout petit tente de dire ce qu’il a retenu, ce qui a frappé son attention, mais il ne dispose pas encore de moyen pour le verbaliser. Il rencontre des difficultés à se faire comprendre lorsque son interlocuteur n’a pas vécu la même situation que lui.

Il s’agit pour le jeune enfant de maternelle d’acquérir un nouveau type de langage.

Les chercheurs ont discerné deux phases de construction :

Celle de la compréhension 

En effet la compréhension d’évènements passés, à venir, ou imaginaires impliquent :

-La maîtrise progressive d’un lexique de plus en plus précis, de plus en plus abondant.

-Des structures syntaxiques nouvelles

-Des formes linguistiques que l’enfant ne connaît pas encore (les indicateurs spatiaux temporels, les liens de causalité…)

Celle de la production

Outre l’acquisition des éléments cités précédemment, la production de ce langage nécessite :

-Une structuration d’énoncés plus longs

-Une structuration d’énoncés articulés entre eux.

Les textes, les chercheurs nous disent que si l’enfant s’empare plus aisément de la phase de compréhension, il a besoin de l’adulte pour structurer et produire ce nouveau langage.

Les textes nous expliquent ainsi que l’adulte a un rôle déterminant.

Par exemple dans le cas de l’annonce d’une nouvelle, l’adulte doit amener l’enfant à une formulation adéquate c’est-à-dire :

- une localisation dans le temps

- une localisation dans l’espace

- une présentation des personnages

- un usage des pronoms de substitution

- la gestion du temps passé

Abréviations pour le langage d’évocation :

En réception (compréhension) LER (langage d’Evocation en Réception)

En production LEP (Langage d’Evocation en Production)

4- Quelques exemples de situations possibles :

Recherche de situations :

I - POUVANT FAIRE L’OBJET DE SEANCES DEVELOPPANT D’ABORD LE LANGAGE D’ACCOMPAGNEMENT DE L’ACTION (DIT LANGAGE EN SITUATION) ET ENSUITE DE SEANCES DEVELOPPANT LE LANGAGE D’EVOCATION,

(ou comment à travers des situations de langage d’accompagnement de l’action, amener les élèves vers la pratique du langage d’évocation.)

Atelier n°1, 2, 3 4

Domaine utilisé : La sensibilité, l’imagination la création (anciennement arts plastiques)

Langage de situation

Compétences visées  : Dire ce que l’on fait ou ce que fait un camarade (dans une activité)

Matériel  : Atelier 1(Rouleaux, peinture noire, feuille A3)

  Atelier 2 (Brosses de chirurgien, peinture noire, feuille A 3)

  Atelier 3(Cartes de crédit usagées peinture noire, feuille A 3)

 Atelier4 (

Organisation 6 à 7 élèves par atelier

Niveau :

Proposition d’activité (langage de situation) :

Consigne de l’enseignant : vous travaillez ce matin avec ce nouvel outil et vous essayer de trouver toutes les façons possibles de l’utiliser

Objectifs : multiplier les échanges verbaux

 Enrichir les échanges par un lexique riche, pertinent, adapté et culturel,

Lexique technique ex : je fais tourner mon rouleau, je tapote, je trempe mon rouleau, je fais un fond

Lexique spatial : Je mets du noir en haut, sur le coté, sur le bord

Lexique relatif à l’imaginaire Avec mon rouleau je dessine un soleil

Lexique de l’ordre du descriptif

langage d’évocation 

Compétences visées : Rappeler en se faisant comprendre un évènement qui a été vécu collectivement (activité scolaire), en d’autres termes évoquer un évènement passé.

Proposition d’activité (langage d’évocation) : Evaluation des productions arts plastiques

a) Présenter sous forme de petite exposition les résultats des 3 ateliers

consigne de l’enseignant : D’après vous qu’ont fait les enfants à ces 3 ateliers ?

Objectifs : Evoquer un évènement passé qu’on n’a pas vécu

 Emettre des hypothèses avec un temps du passé

 Echange et questionnement entre élèves

Il s’agit alors de LER (voir p .1) pour ceux qui n’ont pas participé à l’activité.

Il s’agit alors de LEP (voir p .1) pour ceux qui ont participé à l’activité.

b) Présenter aux autres, une fois l’atelier rangé, les productions.

Expliquer comment on a procédé, quels moyens on a utilisé.

Objectifs :

-Réinvestissement du lexique utilisé pendant la séance précédente

-Utilisation des temps passé, notamment le passé composé.

-Structuration du rappel chronologique de l’évènement.

-Travail sur la syntaxe

Inscrire sur des étiquettes les techniques utilisées et les gestes réalisés au passé (j’ai fait tourné mon rouleau, j’ai tapoté, j’ai fait un fond).

AUTRES INTERETS

Il s’agit de situations que toute la classe n’a pas vécues.

La communication des résultats produits lors de la séance art plastique fait donc sens pour toute la classe. Il s’agit d’une situation authentique.

La séance d’évocation permet de faire un bilan art plastique (inventaire des effets produits à l’aide d’outils).

C’est par la multiplication des situations de langage d’évocation que l’enfant va devenir de plus en plus performant quant il va devoir expliquer ses procédures plastiques.

Il va surprendre l’autre par ses découvertes, d’autant plus qu’il a de plus en plus d’outils langagiers et linguistiques à sa disposition.

Le rappel d’évènements va aussi faire l’objet de mémorisation : pour ne pas oublier, on va noter comment on a procédé ;Temps du passé, marque temporelle (d’abord , après , puis , ensuite) seront utilisés à l’écrit.

Atelier n°5, 6, 7, 8.

Domaine utilisé : DECOUVERTE DU MONDE

Langage de situation

Compétences visées  : Dire ce que l’on fait ou ce que fait un camarade (un atelier…)

Matériel  : Atelier 5 : un sac à malice contenant un objet choisi par la maîtresse

 Atelier 6 : un sac à malice contenant DES objets choisis par la maîtresse

 Atelier 7 un sac à malice contenant un objet choisi par un enfant

 Atelier 8 un sac à malice contenant DES objets choisi par un enfant

Organisation 6 à 7 élèves par atelier

Niveau :

Proposition d’activité (langage de situation) :

Objectifs : multiplier les échanges verbaux

 Enrichir les échanges par un lexique riche, pertinent, adapté et culturel,

Lexique technique : C’est un objet qui sert à accrocher, c’est quelque chose qu’on utilise pour manger

Lexique des  sens : le toucher, l’ouie, l’odorat

Lexique relatif à l’imaginaire : Peut –être que c’est une balle, ou bien peut –être une tête

Lexique de l’ordre du descriptif : C’est quelque chose de rond, c’est gros

Mise en œuvre : Le sac passe dans les mains de chaque enfant,

  Chaque enfant doit dire ce qu’il croit tenir entre ses mains

 La maîtresse demande ensuite aux élèves de décrire l’objet, sa forme, ce qu’il ressent , si c’est doux , froid , de dire à quoi il peut servir.

  L’enfant découvre enfin l’objet

langage d’évocation 

Compétences visées : Rappeler en se faisant comprendre un évènement qui a été vécu collectivement (atelier), en d’autres termes évoquer un évènement passé.

Proposition d’activité (langage d’évocation) :

a) Le sac à malice est caché derrière un meuble.

Un enfant va plonger ses mains dans le sac.

Il doit revenir expliquer soit ce qu’il a ressenti, soit le nom de l’objet

Les autres enfants renouvellent l’opération.

L a séquence s’achève quant on valide l’évocation des objets par l’ouverture du sac.

Objectifs : Evoquer un évènement passé qu’on n’a pas vécu

 Emettre des hypothèses avec un temps du passé

 Echange et questionnement entre élèves

-Réinvestissement du lexique utilisé pendant la séance précédente

-Utilisation des temps passé, notamment le passé composé (j’ai touché quelque chose de doux, j’ai senti des pointes.

-Structuration du rappel chronologique de l’évènement.

-Travail sur la syntaxe de la phrase pour être compris.

- Enchaînement de plusieurs phrases dont le but est de donner des pistes

Il s’agit alors de LER (voir p .1) pour ceux qui n’ont pas participé à l’activité.

Il s’agit alors de LEP (voir p .1) pour ceux qui ont participé à l’activité.

La situation fait qu’à tour de rôle les enfants activent l’un et l’autre

Rôle de l’enseignant :

Interaction à travers de questions qui amènent, qui développent des compétences liées au langage d’évocation :

Peux tu nous dire ce que tu as senti ? (Utilisation d’une question posée au temps passé)

Quels sont les différents objets que tu as trouvés dans le sac ? (Mémorisation et rappel d’une expérience passée)

Peux- tu nous dire quels objets tu as trouvés en premier ? (Subterfuge pour travailler la chronologie, d’abord et puis avant)

AUTRES INTERETS

C’est une activité où l’expérience ressentie va servir à évoquer des sensations très récemment éprouvées.

Il s’agit d’un jeu. Le langage va permettre de trouver la solution.

L’enfant est seul devant les autres pour évoquer un évènement différé.

L’échange des sensations, le rappel des sensations va donner des solutions.

La précision des différents lexiques va guider les autres vers la solution.

Atelier n°9, 10,

Domaine utilisé : DECOUVERTE DU MONDE

Langage de situation

Compétences visées  : Dire ce que l’on fait ou ce que fait un camarade (un atelier…)

Matériel  : Atelier 9 : Photos suite à une visite

 Atelier 10 : Photos suite à un anniversaire

Organisation 2 par 2 par atelier

Niveau :

Proposition d’activité (langage de situation) :

Objectifs : multiplier les échanges verbaux

 Enrichir les échanges par un lexique riche, pertinent, adapté et culturel,

Lexique spécifique lié à l’activité : Lexique sur le restaurant (lieu, ustensiles, mobilier)

 Lexique sur les métiers

 Lexique sur les lieux

 Lexique sur les recettes de cuisine

 Lexique sur les différents types de fruits

Lexique de l’ordre du descriptif : Des fruits, des personnes rencontrées, des lieux…

Développer la syntaxe de phrase interrogative

Lexique lié aux indicateurs spatiaux

Mise en œuvre :

Jeu des photos (en double) : Chaque enfant possède un jeu de photo que l’autre ne voit pas.

  L’enfant A choisi une photo (sans que l’enfant B la voit)

 L’enfant B à l’aide de question doit arriver à l’aide de questions

  à déduire quelle photo l’enfant A a isolée .

langage d’évocation 

Compétences visées : Rappeler en se faisant comprendre un évènement qui a été vécu collectivement (atelier), en d’autres termes évoquer un évènement passé.

 (Restituer la chronologie des évènements)

Proposition d’activité (langage d’évocation) :

a).Restituer à l’aide de photos la visite au restaurant dans le but de relater aux parents et aux autres classes la sortie via un affichage dans le couloir ou dans l’entrée de l’école.

Les Photos doivent être triées et positionnées dans l’ordre (groupe de 4 enfants )

→ Les enfants s’appuient sur les indices pertinents de l’image

 Ils confrontent les moments différents sur l’image et les situent chronologiquement

 (utilisation des indicateurs temporels avant, après,hier ; les indicateurs de simultanéité pendant que, en même temps que…)

Le groupe présente en argumentant à l’oral le travail devant le grand groupe qui doit valider ou pas. (En s’appuyant sur les indices l’enfant

Après débat et argumentation les corrections sont faîtes.

Les photos sont légendées

→Le LEP est fixé par écrit sous forme de dictée à l’adulte

Objectifs : Réinvestissement du lexique utilisé pendant la séance précédente

  Evoquer un évènement passé qu’on a vécu collectivement

  Utiliser un temps du passé

 Se repérer à l’aide d’indicateurs temporels

 Se repérer à l’aide d’indicateurs spatiaux

 Rappeler la chronologique de l’évènement (début, suite, fin de la visite)

  Enchaînement de plusieurs phrases dont le but est de donner des pistes

Il s’agit alors de LEP (voir p .1) pour ceux qui ont participé à l’activité.

Rôle de l’enseignant :

Mettre en place d’activités authentiques (réaliser une exposition, validation par le groupe)

Mettre en place d’activités suffisamment complexes (nombres de photos et photos qui posent de réels problèmes de chronologie)

Interaction à travers de questions qui amènent, qui développent des compétences liées à l’utilisation des indicateurs spatiaux temporels

Atelier n° 11, 12.

Domaine utilisé : DECOUVERTE DU MONDE

Langage de situation

Séance découverte du monde

(Question de départ :Quels sont les animaux que l’on peut rencontrer dans la cour de l’école ?

Séances observations menées dans la cour de l’école,et dans la classe)

N’ième séance (La classe est séparée en 2 groupes, l’un mène l’observation, l’autre est en atelier dans la classe sur d’autres activités)

Pour le premier groupe , Compétences visées  : Dire ce que l’on fait ou ce que fait un camarade (un atelier…)

Ici dire ce que l’on voit

Matériel 

 Atelier 11 Boîtes - loupe

 Atelier 12 légendage et représentation graphique

Organisation 2 par 2 par atelier

Niveau :

Proposition d’activité (langage de situation) :

Objectifs : multiplier les échanges verbaux

 Enrichir les échanges par un lexique riche, pertinent, adapté et culturel,

Lexique spécifique lié à l’activité : Lexique sur le milieu environnant proche(bac à sable, butte , haie, terre, arbuste, buisson, )

 Lexique sur les végétaux liés à l’environnement (noms des arbustes, racines, types de relief, pente, )

 Lexique sur les animaux (insectes, …)

 Lexique sur le matériel nécessaire à ‘observation (boîte loupe, )

 Lexique de l’ordre du descriptif : Développer l’utilisation des substantifs pronominaux

Mise en œuvre :

Activité 11 : 1ère partie

6 enfants

Un animal récolté est déposé dans la boîte loupe

L’enfant 2 ne sait pas ce que contient la boîte loupe. L’enfant 1 observe l’animal récolté.

L’enfant 1 doit décrire à l’enfant 2 l’animal qu’il vient d’observer.

L’enfant 3 ne sait pas ce que contient la boîte loupe. L’enfant 2 observe l’animal récolté.

L’enfant 2 doit décrire à l’enfant 3 l’animal qu’il vient d’observer.

Et ainsi de suite jusqu’à l’enfant 6

Activité 12 : 1ère partie

Les enfants réalisent une représentation graphique des petits animaux .

Légendage : La maîtresse à l’aide de la dictée à l’adulte prend note sous la représentation graphique de ce que , l’enfant a dessiné. Il s’agit alors d’aider l’élève à décrire l’animal, sa forme , la composition du squelette. Il s’agit d’un langage descriptif que la maîtresse prend en note.

langage d’évocation 

Compétences visées : Rappeler en se faisant comprendre un évènement qui a été vécu collectivement (atelier), en d’autres termes évoquer un évènement passé.

Proposition d’activité (langage d’évocation) :

a) Légendage avant la représentation graphique

Comme nous le rappelle M.Brigaudiot, on peut faire précéder le légendage avant la représentation graphique. Le langage d’évocation (évocation d’une représentation graphique à venir) va aider l’enfant à préciser ce qu’il va représenter, à se projeter, à ne pas s’écarter de la représentation à venir. Le légendage alors permet à l’enfant d’anticiper la représentation graphique et de ne pas s’écarter de l’évocation à venir.

b) Rappeler l’évènement qui a été vécu collectivement au 2ème groupe

à l’aide des représentations graphiques réalisées précédemment , les enfants relatent les séances vécues dans la cour et dans la classe (L’élève évoque en s’appuyant sur les images qu’il a réalisées.)

II- LES ACTIVITES FONT APPEL DIRECTEMENT AU LANGAGE D’EVOCATION

Atelier n°13,

Langage d’évocation 

Atelier 13

Compétences visées : Evoquer un évènement passé.

 Comprendre un récit

Matériel  : Une grande Marotte, ou une marionnette

Organisation : Grand groupe classe 

Proposition d’activité (langage d’évocation) :

a) L’enseignante évoque un scénario

(évocation d’un évènement imaginaire auquel est associé la marotte ou la marionnette)

b) L’enseignante sollicite la marotte qui ne veut pas s’exprimer

Elle demande aux élèves de solliciter la marotte.

Objectifs :

 Emettre des hypothèses avec un temps du passé

  Echange entre élèves pour solliciter la marotte

 Questions (syntaxe interrogative) adressées à la marotte

Compétences visées :

 Comprendre un récit (LER)

 -Identifier les personnages d’une histoire 

c) L’enseignante raconte un conte connu à l’aide d’une marotte quelconque

d) L’enseignante raconte un conte connu à l’aide d’une marionnette identifiée

 Ex : Boucle d’or raconte ce qu’il lui est arrivé

 Le personnage utilise alors le « je », c’est alors un récit de point de vue.

 

Langage d’évocation 

 Atelier 14 :

Suite à l’atelier 13, la maîtresse propose aux enfants de réitérer la même scène dans le coin marionnettes, c’est alors l’élève qui utilise le « je » et fait parler son personnage.

Langage d’évocation 

 Atelier 15 :

Compétences visées : Mise en place d’activités autour de la compréhension d’un récit en aidant progressivement l’enfant à s’approprier la notion de personnage

Matériel  : Série de marionnettes 

 ex : Poule, renard , oiseau

Organisation : atelier 4 ou 5 enfants

Proposition d’activité (langage d’évocation) :

L’enseignante raconte en grand groupe un conte connu (peu de personnages )

(ex : La petite poule rousse)

La maîtresse aide les élèves (3 ou 4 ) à identifier tous les personnages du conte :

en proposant aux élèves de rechercher dans le coin marionnettes les personnages du conte .

→ retour au grand groupe en argumentant les choix

 →Les élèves s’entraînent à raconter petite poule rousse à l’aide des marionnettes pour

 Faire une présentation à un tout petit groupe d’élèves de la classe ou d’une autre classe

 → Lors de la présentation on peut inviter les élèves à d’abord présenter les différents personnages du conte avant de le raconter.

(traits physiques particuliers, ses vêtements, ses habitudes, ses objets, ses formules)

Atelier 16 :

Compétences visées : Mise en place d’activités autour de la compréhension d’un récit en aidant progressivement l’enfant à s’approprier la notion de personnage en les identifiant.

Matériel  : à partir d’un album : Roule galette collection Père castor

 Marottes

 Personnage d’albums photocopiés en couleurs, découpés, et plastifiés ;

 une petite baguette est collée pour une meilleure prise en main

  ex : roule galette

Organisation : atelier 4 ou 5 enfants

Proposition d’activité (langage d’évocation) :

L’enseignante raconte en grand groupe une histoire connue 

(ex : Roule galette )

La maîtresse aide les élèves à identifier tous les personnages du conte :

- la vieille, le vieux, la galette, le lapin, le loup gris, le gros ours, le renard ;

Puis ils choisissent parmi une multitude de marionnettes :petit chaperon rouge, ogre, cochons, poule …..personnages archétypaux. ( On peut constituer un coin marionnettes dans la classe.)

→ Retour au grand groupe en argumentant les choix

 →Les élèves s’entraînent à raconter roule galette à l’aide des marottes pour

 Faire une présentation à un tout petit groupe d’élèves de la classe ou d’une autre classe

 →Lors de la présentation on peut inviter les élèves à d’abord présenter les différents personnages du conte avant de le raconter :

( traits physiques particuliers,ses vêtements, ses habitudes, ses objets)

Atelier 17 :

Compétences visées : Mise en place d’activités autour de la compréhension d’un récit en aidant progressivement l’enfant à la notion de personnage, de sa permanence dans un récit et des lieux où se déplace le personnage.

Matériel  : à partir de l’album Roule galette collection Père castor.

 Marottes (elles peuvent être construites par la maîtresse PS ou par les enfants MS GS)

 Personnage d’albums photocopiés en couleurs, découpés, et plastifiés ;

 une petite baguette est collée pour une meilleure prise en main

 ex : roule galette

 + Maquette des lieux (élaborée par les élèves)

Organisation : atelier 4 ou 5 enfants

Proposition d’activité (langage d’évocation) :

L’enseignante en grand groupe une histoire connue à partir de l’album : Roule galette

La maîtresse aide les élèves à identifier tous les lieux du conte :

(- la maison des petits vieux, le chemin.)

1 - en proposant aux élèves de revisiter le conte - en s’interrogeant sur les lieux fréquentés par les personnages.

 - en s’interrogeant à partir des illustrations de la version « les albums du père castor)

2- en dictée dessin : la maîtresse propose aux élèves de raconter le conte et de représenter sur une grande feuille A3 les propositions, les lieux que les enfants au fur et à mesure repèrent.

Il s’agit d’un plan, d’une carte symbolique des lieux.

3– en invitant les élèves à fabriquer une maquette des lieux sur un carton (peinture)

4-Ils auront alors à choisir parmi une multitude de personnages (petit chaperon rouge, ogre, cochons, poule …personnages archétypaux)

 → Les élèves s’entraînent à raconter roule galette à l’aide des marottes et de la maquette 

 - Reformuler avec ses propres mots des fragments de l’histoire

 - dialogue des personnages

 → Lors de la présentation on peut aussi inviter les élèves à d’abord présenter les différents personnages du conte, les lieux.

Remarques :

Ne pas oublier l’utilisation : 

Des marionnettes à doigts
Des marionnettes à doigts
Des marionnettes à gaine
Des marionnettes à fil
Dessin sur doigt

 

 

  

  

BIBIOGRAPHIE/

Pour une scolarisation réussie des tout-petits – SCEREN CNDP

Les apprentissages progressifs à la maternelle –M. Brigaudiot- Hachette

BO n° du 14 février 2002

Pédagogie du langage pour les 3 ans – Cycle 1 – CDDP

Pédagogie du langage pour les 4 ans – Cycle 1 – CDDP

Outils d’aide à l’évaluation en GS et CP « Ministère de l’éducation nationale » :

http://eduscol.education.fr/D0135/liens-vers-banqoutils.htm

Document d’accompagnement à la maternelle (le langage d’évocation p. 48 ) voir site Le Mans 1

(Catherine Daniel CPAIEN Le Mans 1)